 |
  |
| Rencontre avec Homère Nkwawo, président de l'AED France
|
| |
Présentation de l'Université des Montagnes, ses ambitions et ses perspectives à long terme |
| Par Yann Y. |
|
| |

L'Université des Montagnes (UdM), établissement d'enseignement supérieur privé du Cameroun, est né en 2000 de la volonté de plusieurs universitaires, hommes d'affaires et professionnels Camerounais regroupés au sein de l'AED (Association pour l'Education et le Développement).
Grioo.com est allé à la rencontre de Homère NKWAWO, président de l'AED-France, enseignant chercheur à l’Université Paris 13, pour qu'il nous présente l'université des Montagnes, ses ambitions, ses perspectives à long terme, l'apport de ses sympathisants Camerounais et non Camerounais à travers son association. Il nous éclairera aussi sur les difficultés et les quelques polémiques dont l'école a eu à souffrir depuis sa création. Entretien...
Bonjour M. NKWAWO, pouvez-vous nous présenter brièvement l’UdM, et nous dire quelles sont les raisons qui ont poussé l'AED à concrétiser ce projet ?
Bien qu’elle existe depuis cinq ans comme vous le soulignez à juste titre, l’Université des Montagnes est une institution en création. Les raisons qui nous ont amenés à sa création sont nombreuses ; mais l’objectif principal était de combler un vide dans les offres de formation et de limiter l’exode des Camerounais de plus en plus jeunes et souvent mal préparés à l’aventure des études à l’étranger, que ce soit en Afrique ou ailleurs en Europe ou même en Amérique.
Deux facultés sont aujourd’hui opérationnelles : la Faculté des Sciences de la Santé (FSS) et la Faculté des Sciences et de Technologie (FST). Et nous avons en projet la création de la Faculté de Commerce et de Gestion et la Faculté des Ressources Naturelles.
Je renvoi sur notre site web ceux et celles qui souhaitent en savoir plus www.aed-fr.org
L'Université a été ouverte, les premières promotions ont commencé les cours, mais vous n'avez toujours pas obtenu l'homologation de l'Etat. L’UdM est-elle une école clandestine? Qu'en est-il exactement, et n'est ce pas là un sacré coup pour votre crédibilité?
Votre question s’inscrit dans un courant de pensée que ne partagent pas les promoteurs de l’UdM. Certes, il aurait été souhaitable que l’UdM ait l’agrément de l’Etat pour exister et pour fonctionner. Mais nous ne croyons pas qu’il faille à tout prix attendre l’aval de l’État pour entreprendre. L’UdM est née en 2000, c’est-à-dire bien avant la loi d’orientation de l’enseignement supérieur qui n’a été votée qu’en 2002 au Cameroun. L’UdM bénéficie d’une autorisation ministérielle d’ouverture et d’un arrêté tout autant ministériel de fonctionnement. Certes, les responsables attendaient davantage des pouvoirs publics, eu égard au dossier soumis. Mais de là à dire que l’UdM est une université clandestine, il y a abus de langage. Nous sommes une institution qui fonctionne à ciel ouvert et qui a reçu de nombreuses inspections des pouvoirs publics, qui a signé des conventions de partenariat avec des universités d’État, avec visas du Ministère de l’Enseignement supérieur. Les enfants des Camerounais de toutes les couches sociales et de tous les coins du pays sont inscrits à l’UdM. Je ne vois pas comment on peut parler de clandestinité dans pareil cas. |
 |
|
 |
|
 |
 |
 |
 |
 |
|
 |
 |
Une réunion de l'AED France
|
 |
 |
|
 |
|
 |
|
 |
 |
|
|

Il existe plusieurs bonnes écoles au Cameroun qui délivrent des diplômes dans le secteur des sciences et technologies, et les sciences de la santé. Pourquoi avoir voulu, absolument, créer une école dans des conditions financières difficiles et sans avoir l'aval total de l'Etat sur toute la ligne ?
Je ne sais pas à quelles écoles vous faites allusion, mais l’UdM est seule à offrir une formation en pharmacie en Afrique Centrale. La faculté de pharmacie la plus proche de celle de l’UdM est celle de la République démocratique du Congo. L’UdM est aussi la seule à offrir une formation en instrumentation et maintenance biomédicale au Cameroun. Nous proposons une formation de niveau licence en informatique et réseaux, ainsi qu’en réseaux et télécommunications, alors que les autres établissements ne proposent que des formations qui s’arrêtent au BTS. Par ailleurs, nous sommes la deuxième faculté de médecine au Cameroun, après celle de Yaoundé. Maintenant, parlant de conditions financières difficiles, Je ne vois pas de quoi vous parlez. Le concept de l’UdM a été pensé pour fonctionner sur fonds propres, car nous avions envisagé dès le départ de capitaliser sur les contributions de la diaspora camerounaise, africaine et sur toutes les bonnes volontés à travers le monde. En contrepartie, l’AED garantissait aux différents partis une gestion claire. Et c’est effectivement ce qui se passe. Nous sommes partis sur le principe que l’Afrique doit faire la politique de ses moyens, en créant et en s’appropriant les institutions qui doivent lui permettre de se développer.
Pensez vous avoir une plus value particulière à faire valoir auprès des étudiants ?
Oui bien sûr, notre étude de faisabilité était concluante à tous les égards. En effet, en parcourant les pays africains et quelques pays européens, nous avions constaté les difficiles conditions de vie de nos jeunes compatriotes partis étudier à l’étranger. Nombre d’entre eux souffraient de toutes sortes de maux, y compris la solitude, l’inadaptation, les discriminations, etc. Quelques uns sombraient dans la déprime, la drogue et certains sont mêmes revenus les pieds devant pour la plus grande peine des familles. Sur place, les étudiants évoluent dans un environnement connu, presque en famille !
Pensez vous qu'il y'ait une crise de l'éducation au Cameroun ?
Je suis mal placé pour dire s’il y a crise de l’éducation au Cameroun. Il y a des gens plus qualifiés que moi pour en parler. La seule chose que je puisse dire est qu’à travers notre association l’AED, nous voulons apporter notre contribution à la formation de la jeunesse camerounaise, africaine pour un développement durable.
Sur quels critères intègre-t-on l'école, et quelle est la procédure à suivre ?
On entre à l’UdM exclusivement sur concours. Récemment, les annonces de concours ont été publiées par de nombreux médias camerounais, et même sur le net, et cela plusieurs mois à l’avance. |

Certaines personnes reprocheraient à l’UdM ses frais de scolarité particulièrement élevés, pour une école située en zone plus ou moins rurale...
Les frais de scolarité n’ont pas à tenir compte du site, mais plutôt du coût de la formation. Comme je l’ai souligné plus haut, nous fonctionnons sur fonds propres. Et d’ailleurs, sans les contributions des nombreux bénévoles de l’AED, des dons en équipements divers qui nous parviennent de la diaspora camerounaise et des bonnes volontés de par le monde, nous ne pourrions pas tenir malgré le coût que vous trouvez élevé, sans que je ne sache quels sont vos éléments de comparaison.
Les enseignants de l'école y occupent-ils un emploi à temps plein ? Et comment sont-ils recrutés ?
Comme toutes les universités de par le monde, nous avons deux catégories d’enseignants : des enseignants à temps plein et des vacataires. Les vacataires sont les professionnels exerçant les mêmes fonctions dans d’autres institutions au pays. Les enseignants à temps plein sont recrutés par voie de concours. On ne les fait pas plancher sur des exercices dans une salle d’examen mais on annonce la vacance des postes, on reçoit les candidatures et on procède au recrutement par ordre de mérite, en fonction de critères pré-établis et connus de tous. J’attire votre attention sur le fait que tous les autres personnels, de l’agent d’entretien au cadre administratif et/ou technique de l’UdM, sont recrutés selon la même procédure.
Les premières promotions en sciences et technologies sont déjà sorties de l'école, puisque vous formez des élèves au niveau Bac + 3 dans ce domaine. Qu'en a-t-il été de leur intégration sur le marché de l'emploi ?
Depuis deux ans en effet, nos premiers étudiants sont sur le marché du travail. Ils se tirent plutôt bien d’affaire. Sur cette promotion 25% sont dans des entreprises privée, 20% ont crée leur entreprise et 15% poursuivent leurs études à un niveau supérieur au Canada et en Allemagne, par exemple. Pour cette dernière catégorie de personnes nous comptons d’ailleurs mettre en place une filière d’ingénieurs à la rentrée prochaine. |
 |
|
 |
|
 |
 |
 |
 |
 |
|
 |
 |
Le Cameroun
©
diplomatie.gouv.fr |
 |
 |
|
 |
|
 |
|
 |
 |
|
|

Vous avez organisé il y'a un mois, par le biais de l'AED-F, une journée portes ouvertes spéciale UdM. Dans quel cadre s'inscrivait cette journée portes ouvertes, et qu'attendez vous des Camerounais (ou des Africains) de la diaspora ?
Comme son nom l’indique, la JPO est une manière de faire le marketing de l’UdM sur la place de Paris. De nombreux Camerounais/ Africains sont installés à l’étranger, et pas mal d’entre eux ne savent pas qu’il se met en place dans nos pays des projets comme celui de l’UdM, projets auxquels ils peuvent contribuer. Le développement de l’Afrique nous interpelle, surtout nous autres qui travaillons à l’étranger et qui devons avoir le souci du devenir de notre pays natal. De plus, les initiatives de la société civile sont un must dans le contexte postcolonial où on a trop compté sur l’État dont les moyens sont passablement limités. Nous voulions donc attirer l’attention les Camerounais et les Africains de la diaspora, ainsi que leur réseau de relations, sur l’existence de l’UdM et solliciter leurs contributions, qu’elles soient matérielles, intellectuelles ou humaines.
Lors de cette journée Portes Ouvertes, l'accent a été beaucoup mis sur votre faculté des sciences de la santé, avec tous les apports en matériels dont elle a pu bénéficier de la part d'organisations caritatives et de vos divers partenaires. Il semblerait que vous ayez encore beaucoup de besoins en terme de matériels. Comment parvenez vous à former les futurs médecins, si à priori, il y'a un manque de matériel ?
Dire que nous avons besoin de matériel ne signifie nullement que nous en sommes démunis. Nous avons ce qu’il faut pour former des médecins, des pharmaciens et des techniciens. Nous avons des laboratoires suffisamment équipés. Mais nous allons ouvrir très bientôt une clinique universitaire. Jusqu’ici, nos étudiants font leurs stages dans les hôpitaux de la région. Mais notre ambition est d’avoir aussi une clinique à nous. Et croyez-moi, la dimension de notre clinique n’est pas limitée. Lorsque le bâtiment actuel sera opérationnel et bien équipé, on lancera la construction d’un autre bâtiment pour agrandir la clinique. A terme, pourquoi ne pas voir à l’UdM, un hôpital universitaire de référence ? Vous voyez donc que notre problème de matériel n’est pas sur le point d’être totalement résolu.
La faculté des sciences de la santé semble occuper une place importante à UdM (de ce qu'on a pu entrevoir à la journée Portes Ouvertes), loin devant celle des sciences et de technologie, et très loin devant celle des sciences humaines encore en projet. Pensez vous qu'il y'ait une hiérarchie des savoirs ?
Non, il n’y a pas du tout dans notre esprit quelque hiérarchie que ce soit dans les savoirs. Seulement, l’UdM a fait ses choix, en fonction, vous ai-je dit d’une étude de faisabilité longuement mûrie. Nous sommes un pays en développement et le développement est d’abord une affaire de ressources humaines. Et qui dit ressources humaines dit des hommes et des femmes bien portants. Nous croyons que le développement doit reposer sur des individus en bonne santé. Raison pour laquelle nous donnons la priorité à la santé du corps. |

Pourquoi avoir choisi d'installer cette université dans l'ouest du Cameroun ? Ce positionnement ne diminue-t-il pas le nombre d'élèves potentiels venant d'autres provinces du Cameroun qui seraient intéressés par les enseignements dispensés à UdM?
Nous avons à l’UdM des étudiants originaires de presque toutes les provinces du Cameroun. Et nous savons que les étudiants de toutes les provinces du Cameroun prennent tous les jours l’avion pour aller se former dans les quatre coins du monde. Je ne vois donc pas comment l’installation de l’UdM à Bangangté peut être un obstacle à l’accueil des Camerounais de tous les coins du triangle national. La réalité du terrain infirme vos appréhensions.
D'aucuns disent d'ailleurs, à propos de l'ouest Cameroun, que « l'université des Montagnes est une université implantée dans la province de l'ouest créée par des intellectuels originaires de l'ouest pour des étudiants de l'ouest. » Que répondez vous face à ces affirmations ? (Ndlr : On a par ailleurs noté qu'à la JPO de UdM, tous les intervenants qui ont exposé étaient originaires de cette province)
On ne peut pas empêcher les gens de penser ce qu’ils veulent. Toujours est-il que pendant ce temps, l’UdM avance non seulement avec des Camerounais de toutes origines mais aussi avec des Africains, des Français, des Allemands, des Américains, des Canadiens, etc. et cela au profit des Camerounais de toutes les origines et de toutes les couches sociales. Ce qui compte pour nous, c’est l’action et les résultats qu’elle produit. |

Quelles sont les ambitions à court terme de l'Université des Montagnes, et quels types de partenariat tissez vous avec les universités et les associations qu'on a pu voir lors de la Journée Portes Ouvertes?
A court terme l’Université des Montagnes voudrait nouer des partenariats avec le plus grand nombre d’universités possibles de par le monde, aussi bien des universités des pays du nord que celles des pays du sud. Nous voudrions partager notre petite expérience et profiter de l’expérience des autres. L’UdM voudrait être une institution ouverte sur le monde et à la pointe de la technologie. Bien qu’elle soit située dans le Sud, nous aimerions que les professionnels du nord soient constamment présents sur le campus pour une veille technologique sans faille. Bref, nous voudrions nous inscrire dans le monde global qui se fait mais c’est à nous de décider comment cela va se passer, pour le plus grand bien de notre pays. Dans cet ordre d’idée, nous avons des partenariats non seulement avec les universités d’État au Cameroun mais avec l’Universite de Kinshasa au Congo, l’Université de Parakou au Bénin, l’Université de Brazzaville, l’Université d’Udine en Italie, l’Université Paris XIII, etc. L’AED a comme partenaires L’AED-F en France, L’AAED au Canada. Des associations similaires sont en création aux USA, au Japon.
Comment voyez-vous l’UdM dans 10 ou 20 ans ?
Dans dix ou vingt ans, j’espère que l’UdM aura tous les établissements initialement prévus, c’est-à-dire en plus des établissements actuels, une faculté de commerce et de gestion, une école d’agronomie et de médecine vétérinaire, une faculté des sciences des organisations, etc. Nous aurons aussi notre technopole constitué de micro-entreprises et de services dédiés à la population (laboratoire d’analyses médicales, cliniques avec spécialités diverses, divers ateliers de dépannage, fermes expérimentales, etc.). J’espère que nous aurons aussi un institut d’études africaines pour s’occuper de l’inculturation des hommes et des femmes de sciences qui sortiront de l’UdM. On leur enseignera l’histoire de l’Afrique, la sociologie de l’environnement, les relations internationales, etc. Nous rêvons de former des Camerounais compétents mais aussi des hommes et des femmes capables de faire face et de relever les défis qui seront nombreux à se poser à la jeunesse de demain.
Nous vous remercions M. Nkwawo. |
|
|
  |
 |
|
Ecrire
une réaction
|
Rencontre avec Homère Nkwawo, président de l'AED France |
Nombre de messages:
19
Pages:
1
|
|
(
14/11/2005 16:51 ) |
Entreprise à soutenir fermement. J'espère que les camerounais de tous les horizons seront assez malins pour faire fie des origines des fondateurs et soutnir le projet car c'est tout à l'honneur du cameroun de se doter de pareilles institutions. Ainsi on ne verra plus nos frères se faire cracher dessus au Maghreb en plein Afrique ou encore en Europe. Seulement faut avouer que la pension n'est pas à la portée de tout le monde et avec l'Etat qui tarde à donner son autorisation de facon formelle (c'est d'ailleurs pour ca que je suis parti du Cameroun pour étudier médécine ailleurs) ca n'arrange pas les choses. Drôle de pays ou l'Etat ne soutient pas les initiatives privées alors qu'elle n'arrive pas toute seule à remplir ne serait ce que la moitié de ses obligations en matière d'éducation. Je me demande combien de ressortissants de la province de l'Ouest se sont abstenus de monter des projets de l'envergure de l'UDM et continuent de le faire parce qu'ils ont peur que l'Etat leur mette des bâtons dans les roues. Bref j'espère vraiment qu'on en viendra à dépasser nos clivages éthniques pour construire ce pays bien aimé. LAISSEZ LA PLACE A LA JEUNE GENERATION: |
|
 |
 |
Motion de soutien : 200%.... |
|
steve (
14/11/2005 18:48 ) |
je soutiens à 200% le post précédent... |
|
 |
 |
|
|
observateur (
14/11/2005 19:50 ) |
SOUTEIN A 500%
|
|
 |
 |
encourageant |
|
(
15/11/2005 00:44 ) |
je suis moi-meme camerounais, ayant entendu parler de l'UDM, le pore etait que les gen se focalisaient sur les origines de l'Ouest des promoteurs pour les effrayer qu'ils ne pourront jamais reussir leur pari; moi meme etant Bamileke je crois que 'UDM est une preuve palpable pour certains poltrons qu'on ne doit plus reculer devant n'importe quoi; cette Universite est au service de tout le monde, si un japonais ou un afghan veut y enseigner ou etudier il sera le bienvenu. |
|
 |
 |
Tous mes encouragements!! |
|
(
15/11/2005 12:19 ) |
Etant donné la situation economique d notre pays, je trouve désolant que certaines personnes se basent encore sur des problèmes de souche pour fuir certaines réalités. Cette université est une aide pour tous les enfants du pays et voir meme des pays environnants. Si je devais aujourd'hui choisir, je ne prendrais pas la décision de venir à l'étranger car l'institution biomédicale aurait suffit pour que je reste. Alors je ne peux qu'encourager les fondateurs et demander à Dieu de les soutenir tout au long de ce parcours. Bravo!
Une étudiante en Allemagne. |
|
 |
 |
cher, l'UdM? |
|
Thierry (
15/11/2005 12:44 ) |
Ceux qui trouvent que les frais d'inscription a l'UdM sont eleves n'ont qu'a comparer avec ce qu'un parent doit payer pour un enfant a l'etranger, ou ce que ce certains sont prets a payer en backshich pour entrer dans certaines grandes ecoles.
Je reconnais tout de meme que pour les revenus d'une famille moyenne c'est effectivement eleve, et c'est pourquoi j'espere que bientot il y'aura un systeme de bourses qui permettra aux plus demunis, lorsqu'ils en ont le merite, de se former a l'UdM.
PS: de la ou je suis jusqu'a pqris, il y a 24h de trajet en avion, que je serai tres heureux de parcourir pour assister a la soiree de l'UdM.
A samedi prochain donc, pour ceux qui y seront. |
|
 |
 |
Initiative courageuse mais occasion manquée |
|
Yves-Joel (
15/11/2005 14:11 ) |
Je crois que nous sommes tous admiratifs devant une telle initiative et surtout sa réussite. Plusieurs d’entre nous ont rêvé d’un tel projet et force est de constater que l’AED l’a fait. Toutes mes félicitations et un seul mot CONTINUEZ !!!
Mais j’ai du mal à comprendre la raison d’une installation à Bagangté loin des principaux bassins économiques et centres administratifs. Je ne peux m’empêcher de penser que si cette initiative portée par des intellectuels et élites originaires de l’ouest avait conduit à la création d’une université dans la province du centre ou du littoral, elle aurait eu une réelle portée fédératrice pour tous les enfants du Cameroun, de l’est à l’ouest, du nord au sud. C’est cette impression d’inachevé qui me reste, mais on ne peut que s’incliner devant cette immense réalisation, en souhaitant que ce ne soit pas le dernier... |
|
 |
 |
Yves-Joel, ou la bêtise renversante!!! |
|
Didier (
15/11/2005 15:54 ) |
Moi j’ai du mal à comprendre que vous ne compreniez pas la raison de l'installation à Bagangté de cette université aux grands enjeux. Pour vous apparemment, il faut s'installer à Yaoundé ou Douala pour qu'il y ait "une réelle portée fédératrice pour tous les enfants du Cameroun".
Voici donc un qui, non seulement est encore dans la prison de l'esprit colonial francais, mais aussi et logiquement aveugle du concept de décentralisation.
Je suppose que pour vous qu'un lycée porte le nom de Lycée Leclerc ou Joss est très "fédérateur". |
|
 |
 |
|
|
(
15/11/2005 17:05 ) |
Toua fait d'accord avec toi Didier. Comment developper les autres provinces si on concentre toutes les institutions à Yaoundé et à Douala?. Combien peuvent se permettre en plus des coûts d'études assez élévés pour une famille moyenne de vivre à Yaoundé ou Douala (i.e: manger, payer sa chambre, prendre le taxi etc...). Si bangangté n'a pas les avantages que présentent les grandes villes que sont Douala, Yaoundé (notamment en matière de santé, de communication) ca ne fait que rendre les choses plus intéressantes dans la mesure ou le prochain défi sera de doter cette ville ou plutôt ce village si vous voulez de toutes ces infrastructures qui faciliteront la vie des étudiants. Et puis pour moi le site est idéal loin des bousculades, pollution, bruits et autres dangers des grandes villes. Sans vouloir passer pour un donneur de lecons c'est comme ca qu'on developpe une ville. Prenons exemple (ne serait ce que cette fois ci) sur les villes asiatiques et européennes) qui sont avant tout issues d'une volonté politique. Regardez les villes universitaires partout dans le monde qui ont comme moteur de développement L'UNIVERSITE avec tout ce qu'elle entraine avec elle en investissements, en création d'emploi (restaurants, librairies, logements etc...). |
|
 |
 |
Bravo !!! |
|
(
15/11/2005 18:52 ) |
Merci pr l'interview sans concessions. J'ai bcp appris. Félicitations à ceux d'entre nous qui essayent et réussissent ... malgré tout. Un pied de nez à ceux qui pensent qu'on ne peux rien réussir pcq'on est Noir, Bamiléké, etc. Je remènerai du monde et j'espère que ce ne sera que le début d'une plus grande implication dans ce projet. |
|
 |
 |
pliss foss |
|
Nao (
15/11/2005 20:14 ) |
Bravo, 1000% d'accord avec cette initiative.
O bosso !!!! |
|
 |
 |
soutien 2000% |
|
steve (
16/11/2005 10:07 ) |
Qd on voit des familles se saigner à bloc pour faire venir étudier leur enfant au fin fond des provinces françaises, lemans, angers, orléans...etc; On se dit que ce ne serait pas plus mal d'économiser cette somme et d' envoyer ses enfants bcp plus près, à moindre coût, et avec formation, sécurité en plus |
|
 |
 |
tout est bien qui fini bien |
|
kaffre jjean blaise (
17/11/2005 23:48 ) |
félicitations et tous nos encouragements pour les promoteurs de l'université des montagnes.Tout ce qui me choque dans cette histoire c'est l'hypocrisie des milliardaires bamiléké qui oeuvrent en sourdine pour l'echec de cette institution.Comment comprendre qu'lis refusent de soutenir ce chef d'oeuvre pour des raisons de politique politicienne.Meme s'ils estiment vouloir etre bien vu par le pouvoir destructeur de yaounde. Ils sont pret à depenser des centaines de millions pour des orgies collectives au cours desquelles on célèbre leur prétendue réussite sociale.Ils sont également pret à se délaisser des dizaines de millions au profit des inspecteurs des impots véreux qui n'exploitent en réalité que leur ignorance sur la législation fiscale. Mais c'est tres difficile pour eux d'acheter un microscope à quelques milliers de cfa pour encourager la formation de leurs fils et petit fils. Ils revent voir l'UDM mourrir pour etre bien vu par le pouvoir de ydé.Droles de laches ces milliardaires bamiléké. UDM VIVRA,N'EN DEPLAISE |
|
 |
 |
en effet... |
|
kouokam (
18/11/2005 12:19 ) |
En effet, c'est bien mieux la ou elle est plutot que dans les grands centres urbains. Youndé et Douala sont trop degradés à mon gout pour qu'on puisse y batir quelque chose de solide.
il faut decentraliser.
|
|
 |
 |
Reaction |
|
Happi Dieudonné (
23/11/2005 10:56 ) |
Bravo pour cet entretien sans detour et toutes mes felicitations aussi bien au journaliste qu'à Mr kwamo.
Inutile de revenir sur l'appréciation de l'idée hautement positive de la creation d'une struture éducative et à fortiori de très haut niveau.
Il faut déduire de cet entretien que la qualité de l'enseignement dispensé ne semble poser le moindre problème et à notre humble avis ç'est l'essntiel. Tout aussi humblement pensons nous que meme si tous les membres du gouvernement du Cameroun etaient tous originaires d'une seule région voire d'une seule famille l'essentiel résiderait dans la qualité de leur travail, leur patriotisme, leur sens de l'intéret general et autres mais non sur leurs origines. Que préférez vous entre un Cameroun bien géré meme par un étranger et un Cameroun mal géré par un Camerounais? C'est merveilleux de savoir que les responsables de l'UMD ne sont pas préoccupés par ces vrais faux problèmes de lieu d'implantation, d'origine des intervenants, et autres. Alors un seul mot: CONTINUEZ...! |
|
 |
 |
sentiment de fierté |
|
mr ketismen (
05/01/2006 13:11 ) |
je suis tres heureux d'avoir fait la connaissance de votre site il est tres instructif et tombe à point nommer. merci |
|
 |
 |
Courage |
|
Djamen (
05/03/2006 22:40 ) |
Je tire un coup de chapeau à tout ceux qui contribus au développement des institutions Universitaire en Afrique et au Cameroun en particulier.clin d'oeil monsieur homère Nkwawo qui a accepté participer à la formation de ses jeunes compatriote et particulièrement des étudiants de l'IUT de Bandjoun dont je fait partis.
cordialement. |
|
 |
 |
l'univesité des montages |
|
aedf (
14/03/2006 22:32 ) |
bonjour,
Je m'adresse à vous et j'en profite pour réagir à tous ceux qui ont été iterpellés par cette interview.
Je vous ecris au nom de l'aed-f , l'association qui à partir de la France fait la promotion de l'UDM par ses diverses actions( récolte de fonds, de materiels, echanges de compétences, recherches de partenariats...).
Tout d'abord nos remerciements pour tous vos encouragements. En effet, cela fait plaisir de constater que nos actiosn trouvent un echos favorable auprès de notre communauté et de notre jeunesse.
Je ne vais pas être longue mais je souhaite que ceux qui veulent aller plus loin n'hésitent pas à nous contacter via le site de l'AED-F www.aed-fr.org.
Je vous invite également à nous laisser vos adresses mails si vous souhaitez . En attendant voici notre dernière lettre trimestrielle qui vous donnera les dernières nouvelles de l'AED-F et de l'UDM. |
|
 |
 |
le lien de la lettre de l'AED-F |
|
aedf (
14/03/2006 22:34 ) |
http://www.aed-fr.org/lettretrimestrielle/article.php3?id_article=5&id_rubrique=1 |
|
 |
 |
Nombre de messages:
19 Pages:
1
|